Les 20 Km de Bruxelles se préparent. Le 31 mai 2009, à 15h nous aurons des fourmis dans les jambes!  A vos agendas

 
OOPS. Your Flash player is missing or outdated.Click here to update your player so you can see this content.
Accueil
Qui sommes nous ?
Projets
Le Forum
Témoignages
Agenda
Nous soutenir
Informations
Publications
News

Identification






Mot de passe oublié ?
Pas encore de compte ? Enregistrez-vous

Statistiques

Membres: 13910
Publications: 166
Liens: 40
Visiteurs: 2786233
You are here: Accueil arrow Informations arrow Dossiers thémathiques arrow DOSSIER: La communication interventriculaire (CIV)
DOSSIER: La communication interventriculaire (CIV) Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Index de l'article
DOSSIER: La communication interventriculaire (CIV)
Page 2
Page 3
Page 4


Présentation clinique


A la naissance, le nouveau-né avec une CIV isolée sera en général cliniquement bien et le pédiatre n’entendra pas de souffle, pendant les premières heures voire les premiers jours de vie. En effet, les poumons sont fermés et ‘inutiles’ avant la naissance, et il faudra plusieurs jours voire semaines après la naissance pour qu’ils s’ouvrent  complètement et laissent circuler le sang facilement dans les vaisseaux. Il y aura donc peu de sang qui passera à ce stade par la CIV pour aller vers les poumons et l’enfant se présentera comme un enfant normal.

Dans les jours et semaines qui suivent la naissance, suite aux modifications pulmonaires, il y aura une évolution clinique qui dépendra essentiellement de la taille de la CIV.

Si la CIV est large, le ventricule gauche, qui travaille à plus haute pression, envoie une grande quantité de sang par la CIV vers l’artère pulmonaire et donc les poumons. Quelques jours ou semaines après la naissance, l’enfant commencera à présenter des signes témoignant d’un excès de sang dans les poumons et d’un travail cardiaque accentué : l’enfant sera facilement essoufflé lors de la prise des biberons, s’endormira avant la fin des repas, il transpira facilement. La respiration sera rapide, même en dehors des repas. La prise de poids sera souvent plus difficile dans la mesure ou la prise de biberons peut être difficile et également par le fait que le travail du cœur consomme beaucoup de calories, qui ne seront donc plus disponibles pour la croissance. Le pédiatre pourra vous parler d’un ‘souffle’ car le passage de sang en excès vers les poumons provoque un ‘bruit’ que l’on entend à l’auscultation. Il pourra également vous parler de ‘polypnée’ (respiration rapide) ou de ‘tachycardie’ (battements du cœur rapides) ou même d’hépatomégalie (gros foie) qui sont tous des signes de travail cardiaque trop important. Ces enfants nécessiteront la plupart du temps un traitement médical, suivi dans la plupart des cas (voir le prochain chapitre) par un traitement chirurgical.

Lorsque la CIV est petite, l’enfant sera souvent peu ou même pas du tout symptomatique. Parfois, les premiers mois de vie seront marqués par une respiration un peu plus rapide, une transpiration un peu plus abondante, une croissance un peu plus difficile, des infections pulmonaires parfois plus fréquentes et traînantes. Lorsque la CIV est très petite, les enfants peuvent ne présenter aucun symptôme. Au plus la CIV est petite, au plus le souffle entendu par le médecin pourra être important. En effet, si le trou est petit, la différence de pression entre le ventricule gauche et le droit se maintient et le passage du sang d’une cavité à haute pression vers une cavité à basse pression fait beaucoup de bruit (à comparer à un barrage d’eau sur une rivière : au plus le barrage est haut, au plus l’eau fera du bruit). Ces enfants nécessitent beaucoup plus rarement un traitement médical, et une intervention chirurgicale n'est pas toujours nécessaire (voir chapitre ci dessous). Ces CIV petites, peuvent également avec le temps avoir tendance à se fermer spontanément.

L’évolution clinique est variable en fonction de la taille mais également en fonction de la localisation de la CIV (type anatomique). En effet, certains types de CIV peuvent avoir tendance à se fermer spontanément alors que d’autres ne se fermeront jamais. Certaines CIV situées près des valves du cœur, peuvent avec le temps endommager le fonctionnement des valves, ce qui pourra changer la présentation clinique et nécessiter une intervention chirurgicale.  



 
< Précédent   Suivant >