Si vous souhaitez nous donner un petit coup de pouce financier, votre contribution est la bienvenue sur notre compte

001-2723026-21
IBAN : BE17 0012 7230 2621
BIC : GEBABEBB
Tout don à partir de 40 € donne droit à une exonération fiscale.

 
OOPS. Your Flash player is missing or outdated.Click here to update your player so you can see this content.
Accueil
Qui sommes nous ?
Projets
Le Forum
Témoignages
Agenda
Nous soutenir
Informations
Publications
News

Identification






Mot de passe oublié ?
Pas encore de compte ? Enregistrez-vous

Statistiques

Membres: 14041
Publications: 166
Liens: 40
Visiteurs: 2982960
You are here: Accueil arrow Informations arrow Dossiers thémathiques arrow DOSSIER: La coarctation de l'aorte
DOSSIER: La coarctation de l'aorte Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Index de l'article
DOSSIER: La coarctation de l'aorte
Page 2
Page 3

La chirurgie

La chirurgie est réservé aux nourrissons, aux enfants présentant une forme très serrée ou avec hypoplasie de la crosse ou aux échecs de la dilatation au ballonnet. Plusieurs techniques sont possibles en fonction de la morphologie de la crosse. Lorsque la coarctation est localisée, le chirurgien enlèvera simplement l’endroit rétréci et ramènera les deux bouts ensemble (anastomose bout-à-bout). Dans les cas plus étendus, une reconstruction plus au moins importante de l’arche sera nécessaire. Certaines de ces techniques nécessitent la mise en place d’une assistance circulatoire (machine cœur-poumon artificiels) afin d’assurer la circulation du cerveau et des organes abdominaux pendant la reconstruction.

L’intervention chirurgicale sera toujours suivi d’un séjour en général bref (24-48 heures) aux soins intensifs. L’enfant sera hospitalisé pendant 8 à 10 jours après la chirurgie.

Les complications sont rares et essentiellement liées à l’incision et la plaie (saignements, infections, complication s respiratoires, chylothorax (voir petit cœur n°11), …). Toutefois, lorsque l’enfant est opéré en bas âge (surtout avant 3 mois), le risque de récidive (re-coarctation) existe par cicatrisation excessive. Ce nouvel obstacle pourra toutefois en général être aisément levé par dilatation au ballon. Rappelons la majoration de l’hypertension que peuvent présenter certains enfants dans les premiers jours suivant l’intervention (voir ci dessus).  

L’avenir

Le pronostic des enfants traités pour coarctation est très bon et permet dans la majorité des cas une vie tout à fait normale. La pratique de sport est autorisé dans quasi tous les cas.  La persistance ou la réapparition d’un certain degré de rétrécissement est cependant possible et nécessite un suivi régulier surtout chez les enfants traités en bas âge et dans les premières années suivant l’intervention.

Il est actuellement bien connu que les patients qui ont présenté une coarctation de l’aorte, même si celle-ci a été traitée de façon adéquate, sont plus à risque de développer de l’hypertension artérielle à l’âge adulte. Il est donc conseillé aux patients de surveiller de façon occasionnelle leur tension artérielle (par exemple chez le médecin traitant, lorsqu’ils consultent pour autre chose ou dans le cas échéant, au moins une fois par an).   

        
L’endocardite

Les enfants porteurs d’une coarctation, même après intervention, sont à risque d’endocardite. L’endocardite est une infection par microbes (infection bactérienne). Cette infection peut se localiser au niveau des valves ou au niveau des parois du cœur et des vaisseaux. Cette infection peut alors provoquer des véritables abcès, des ‘végétations’ (genre d’amas de microbes) , qui peuvent sérieusement abîmer les structures du cœur et mettre en danger la vie de l’enfant ou de l’adulte. Le risque d’endocardite existe chez toutes les personnes porteurs de lésions ou cicatrices au niveau du cœur, bien que le risque varie en fonction du type de lésion. On distingue ainsi les lésions à haut risque, à moyen risque et à faible risque. Les coarctations constituent des lésions à moyen risque. Malgré ces termes, le risque de contracter une endocardite reste faible à notre époque où les antibiotiques sont facilement utilisés mais ce risque n’est certainement pas nul. Il peut être fortement réduit si un certain nombre de précautions sont prises. En effet, la survenue d’une endocardite, nécessite le passage de microbes dans le sang et ainsi dans le cœur. Ceci ne se fait pas comme ça ! Les situations pouvant entraîner le passage de microbes dans le sang sont les interventions chirurgicales, les interventions dentaires (la bouche est pleine de microbes), la présence de caries, les infections de peau, les autres infections bactériennes (angine ou otite bactérienne, etc ..) non soignées. Les mesures suivantes doivent donc être prises chez toute enfant ou adulte ayant présenté une coarctation :
-    maintenir une excellente hygiène dentaire (brossage quotidien des dents)
-    aller au moins une fois par an chez le dentiste (à partir de 3 ans)
-    en cas de soins dentaires (extractions dentaires, traitement de caries …) prévenir le dentiste que votre enfant a présenté une coarctation. Une dose d’amoxycilline (clamoxyl® par exemple)  (ou autre antibiotique en cas d’allergie) doit être donnée une heure avant les soins.
-    En cas de fièvre, ou infection de la peau, il est impératif de consulter un médecin qui décidera de l’opportunité ou non de débuter un traitement antibiotique (en cas de fièvre d’origine virale, les antibiotiques n’ont aucun effet !)
-    En cas d’intervention chirurgicale, l’anesthésiste doit se référer aux recommandations en terme de prévention d’endocardite pour décider de l’administration des antibiotiques avant le geste chirurgical.        

Toutes ces mesures sont importantes car le diagnostic d’endocardite peut être difficile et le traitement long et difficile. Les signes qui peuvent alerter le patient et les parents sont essentiellement des pics fébriles qui peuvent être très rapprochés et importants mais également peu nombreux et peu sévères. Le patient peut progressivement mais pas toujours présenter des signes d’altération de l’état général : fatigue, pâleur, manque d’appétit, transpirations nocturnes. Si l’endocardite endommage le cœur (souvent tardif), des signes cardiaques autres, peuvent apparaître. Le diagnostic se fait en faisant plusieurs prises de sang pour essayer de trouver le microbe. L’échocardiographie peut parfois montrer les végétations ou lésions cardiaques engendrées par l’infection. Le traitement comprend minimum 6 semaines d’hospitalisation pour administration par voie intraveineuse d’antibiotiques. Une minorité de patients nécessitera une intervention chirurgicale pour réséquer les végétations ou réparer les lésions engendrées par l’infection. Mieux vaut prévenir que guérir!


En conclusion, que peut-on retenir ?

La coarctation de l’aorte est une malformation cardiaque fréquente, qui lorsqu’elle est isolée présente un très bon pronostic. La présentation clinique est variable surtout en fonction de l’âge. Le traitement est nécessaire lorsque la coarctation est significative, le souvent par chirurgie mais parfois par cathétérisme cardiaque interventionnel (dilatation an ballon). Il sera important de surveiller la tension artérielle car les patients ayant présentés une coarctation sont plus à risque d’hypertension artérielle tardive. La prévention de l’endocardite est nécessaire.    



 
< Précédent   Suivant >