Risques de récidive de malformation cardiaque

Risque de récidive de malformation cardiaque au sein d'une famille. (1998)

Une des questions fréquemment posées est le risque, dans une famille où il y a déjà un enfant atteint d'une malformation cardiaque, que de futurs frères et soeurs soient atteints d'une malformation similaire.

Ce risque est faible, de 2 à 4 %, comparativement à un risque de 1 % pour les familles où il n'y a pas d'enfant atteint de malformation cardiaque. Ce risque faible ne devrait probablement pas modifier les projets des parents quant à la possibilité de grossesses futures.

Depuis quelques années, l'échographie cardiaque foetale réalisée par un médecin compétent dans le diagnostic des malformations cardiaques congénitales permet de rassurer, dès le quatrième mois de grossesse, quant à l'absence de malformation cardiaque chez le bébé à naître.

Une autre information toute récente et essentielle est la diminution très importante du nombre de malformations cardiaques observées chez les bébés de mamans qui ont pris des vitamines durant une période qui débute trois mois avant la conception jusqu'à trois mois après celle-ci.

Cette prise de vitamines a été associée à une diminution des malformations cardiaques de près de 50 % pour les malformations cardiaques les plus fréquentes, et pour certaines malformations une diminution encore plus importante de ce risque a été observée (pour la transposition des gros vaisseaux, la réduction du risque est de 64 %). Il semble dès lors que la prise de vitamines (exemple Omnibionta pronatal) avant la conception et durant les trois mois qui la suivent a un effet bénéfique en prévenant le nombre de malformations cardiaques chez les enfants à naître (article de référence Periconceptional Multivitamin Use and the Occurrence of Conotruncal Heart Defects : Results from a

Population-based. Case-Control Study. PEDIATRICS Vol. 98, N°5, 911-917/1996).
Docteur Sirop