Les 20 Km de Bruxelles se préparent. Le 31 mai 2009, à 15h nous aurons des fourmis dans les jambes!  A vos agendas

 
OOPS. Your Flash player is missing or outdated.Click here to update your player so you can see this content.
Accueil
Qui sommes nous ?
Projets
Le Forum
Témoignages
Agenda
Nous soutenir
Informations
Publications
News

Identification






Mot de passe oublié ?
Pas encore de compte ? Enregistrez-vous

Statistiques

Membres: 13931
Publications: 166
Liens: 40
Visiteurs: 2804515
You are here: Accueil arrow Informations arrow Dossiers thémathiques arrow DOSSIER: La communication interventriculaire (CIV)
DOSSIER: La communication interventriculaire (CIV) Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Index de l'article
DOSSIER: La communication interventriculaire (CIV)
Page 2
Page 3
Page 4


L’endocardite

Les enfants porteurs d’une CIV, sont à risque d’endocardite. L’endocardite est une infection par microbes (infection bactérienne) du cœur. Cette infection peut se localiser au niveau des valves ou au niveau des parois où l’infection peut provoquer des véritables abcès, des ‘végétations’ (genre d’amas de microbes) , qui peuvent sérieusement abîmer les structures du cœur et mettre en danger la vie de l’enfant ou de l’adulte. Le risque d’endocardite existe chez toutes les personnes porteurs de lésions ou cicatrices au niveau du cœur, bien que le risque varie en fonction du type de lésion. On distingue ainsi les lésions à haut risque, à moyen risque et à faible risque. Les CIV constituent des lésions à haut risque. Malgré ce terme, ‘haut risque’, le risque de contracter une endocardite reste faible à notre époque où les antibiotiques sont facilement utilisés mais ce risque n’est certainement pas nul. Il peut être fortement réduit si un certain nombre de précautions sont prises. En effet, la survenue d’une endocardite, nécessite le passage de microbes dans le sang et ainsi dans le cœur. Ceci ne se fait pas comme ça ! Les situations pouvant entraîner le passage de microbes dans le sang sont les interventions chirurgicales, les interventions dentaires (la bouche est pleine de microbes), la présence de caries, les infections de peau, les autres infections bactériennes (angine ou otite bactérienne, etc ..) non soignées. Les mesures suivantes doivent donc être prises chez toute enfant ou adulte porteur de CIV :
-    maintenir une excellente hygiène dentaire (brossage quotidien des dents)
-    aller au moins une fois par an chez le dentiste (à partir de 3 ans)
-    en cas de soins dentaires (extractions dentaires, traitement de caries …) prévenir le dentiste que votre enfant est porteur d’une CIV. Une dose d’amoxycilline (clamoxyl® par exemple)  (ou autre antibiotique en cas d’allergie) doit être donné une heure avant les soins.
-    En cas de fièvre, ou infection de la peau, il est impératif de consulter un médecin qui décidera de l’opportunité ou non de débuter un traitement antibiotique (en cas de fièvre d’origine virale, les antibiotiques n’ont aucun effet !)
-    En cas d’intervention chirurgicale, l’anesthésiste doit se référer aux recommandations en terme de prévention d’endocardite pour décider de l’administration des antibiotiques avant le geste chirurgical.        

Toutes ces mesures sont importantes car le diagnostic d’endocardite peut être difficile et le traitement long et difficile. Les signes qui peuvent alerter le patient et les parents sont essentiellement des pics fébriles qui peuvent être très rapprochés et importants mais également peu nombreux et peu sévères. Le patient peut progressivement mais pas toujours présenter des signes d’altération de l’état général : fatigue, pâleur, manque d’appétit, transpirations nocturnes. Si l’endocardite endommage le cœur (souvent tardif), des signes cardiaques autres, peuvent apparaître. Le diagnostic se fait en faisant plusieurs prises de sang pour essayer de trouver le microbe. L’échocardiographie peut parfois montrer les végétations ou lésions cardiaques engendrées par l’infection. Le traitement comprend minimum 6 semaines d’hospitalisation pour administration par voie intraveineuse d’antibiotiques. Une minorité de patients nécessitera une intervention chirurgicale pour réséquer les végétations ou réparer les lésions engendrés par l’infection. Mieux vaut prévenir que guérir!


Quel avenir pour les patients opérés de CIV ?

On peut sans aucun problème affirmer qu’à l’heure actuelle, l’avenir des enfants opérés de CIV est excellent. En effet, la fermeture de la CIV  corrige entièrement la malformation. Un suivi cardiologique restera cependant nécessaire toute la vie, étant donné la présence de ‘cicatrices’ cardiaques. Cependant après quelques années les visites de contrôle peuvent en général s’espacer (une visite par 2-3 ans, voir par 5 ans lorsque le patient atteint l’âge adulte).

La pratique sportive est autorisée chez ces patients et les femmes peuvent sans problèmes envisager des grossesses.

En conclusion, que peut-on retenir ?

La CIV est une malformation cardiaque fréquente, qui lorsqu’elle est isolée présente un très bon pronostic. La présentation clinique est variable surtout en fonction de la taille de la communication. La fermeture chirurgicale n’est pas toujours nécessaire car l’évolution peut être spontanément favorable vers une fermeture complète ou quasi complète. Dans certains cas, encore limités à l’heure actuelle, une fermeture par cathétérisme cardiaque peut être envisagé. La prévention de l’endocardite est importante en cas de présence de CIV.    



 
< Précédent   Suivant >